Dans beaucoup de nos parutions, vous avez pu vous régaler de photographies de nature réalisées par Malo Kipman.
Heureuse d’encourager sa vocation depuis quelques années, l’association a aujourd’hui envie de vous le présenter.
Malo a 16 ans, il s’intéresse à l’ornithologie depuis l’âge de 8 ans et pratique la photo animalière depuis 4 ans.
D’où vient cette passion pour l’observation des oiseaux ?
« En rentrant de l’école à vélo, j’ai vu un épervier qui mangeait un pigeon. J’ai trouvé ça dingue ! J’ai voulu comprendre en cherchant dans tous les livres disponibles. Ça a tout déclenché. Depuis je n’ai pas arrêté d’observer les oiseaux et la nature aussi, forcément ! »
Comment t’es-tu formé à l’ornithologie ?
« En me passionnant pour les livres de référence et sur le terrain, au contact de la nature. C’est comme ça que j’ai pu acquérir une connaissance plutôt approfondie de l’avifaune d’Europe »
Comment vois-tu ton avenir ?
« Je veux faire des études de biologie des organismes et d’écologie pour travailler dans la protection de la nature. Le métier que je ferai est une forme d’engagement. Mais cet engagement il est aussi présent dans ma vie au quotidien. La sensibilisation à la nature, au monde qui nous entoure grâce à mes photos me tient très à cœur. »
Malo contribue déjà régulièrement à l’enrichissement des bases de données scientifiques sur les espèces et il participe à des sorties nature, des expositions et bientôt une conférence.
Quel est ton rapport avec l’état du monde, l’éco-anxiété ?
« L’état du monde, la crise politique, écologique me touchent énormément et je trouve important d’agir. Même si c’est juste des actions ponctuelles : pétitions, manifs.
Mais surtout, s’émerveiller est vraiment essentiel. Pour moi c’est un acte politique, ça permet de protéger le vivant. On protège forcément mieux ce qu’on connait, ce qu’on aime ».
Quelle est ta dernière belle expérience de sortie en nature ?
« Je suis parti seul dans le Jura, sac au dos, loin des habitations pour aller à la rencontre d’espèces typiques de cette région et éprouver mon lien à la nature ».
Une expérience de connexion qui, sans aucun doute, ancre davantage en Malo sa passion pour le vivant.